mardi 28 octobre 2008

La révolution…


Chronique du mardi 28 octobre 2008

Décidément la crise financière réveille bien des vocations. Nous avons eu ceux qui se sont réjouis de ne pas avoir de portefeuille financier, aujourd'hui, c'est au tour de ceux qui annoncent que le monde du capitalisme est mort. Les hommes politiques du centre et de gauche rigolent en douceur en fustigeant les catastrophes du système Sarkozy. Monsieur Bayrou a même lancé la phrase " ça doit faire bien rigoler du côté du Fouquet's!". 

J'imagine que ceux qui parlent ainsi n'ont jamais acheté une action dans leur vie et ne possèdent pas de Plan Epargne Action chez leurs banquiers, ni leurs enfants d'ailleurs, et que toute forme de consommation plaisir leur est étrangère. Enfin je plaisante bien sûr !

Et même si on décidait aujourd'hui tous ensemble d'instaurer en valeur suprême non pas l'argent mais l'humain, serions-nous alors en mesure d'éradiquer la crise ? Pour tout vous dire, je ne comprends pas en quoi ce débat de valeur dessinerait la société de demain, sans crise évidement.

Mais puisqu'il est permis de rêver d'un monde meilleur, alors allons-y ! Imaginons un monde où le riche et le pauvre se parlent et se considèrent de la même façon, où le faible et le fort se serrent la main avec la même intensité. Où le loup et l'agneau broutent dans le même champ. Et tant qu'on y est, que les intérêts financiers ne guident pas nos choix d'alliance entre les civilisations ou les nations, mais que c'est la volonté de faire évoluer nos sociétés qui nous unissent.

Alors les peuples n'iraient plus à la course à l'armement ou à la démonstration de force militaire, et la différence budgétaire de la nation serait alors allouée pour nourrir les pays pauvres plutôt que pour renflouer les caisses de nos banquiers. Et pourquoi ne pas imaginer un Fouquet's Cacher à tous les coins de rue ; juste pour voir la tête de Monsieur Bayrou ?

Hé mes amis, je m'arrête ! Je ne suis pas en train de rêver… Non je suis tout simplement en train de vous énoncer ce qui est écrit dans notre tradition au sujet des temps Messianiques.

Pour ceux qui pensaient qu'il s'agissait d'une métaphore, cette promesse n'aura sûrement jamais été autant d'actualité !

Alors, vous avez toujours envie de faire la révolution ? Commencez-donc par faire la vôtre ! Bonne journée.