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vendredi 23 septembre 2011

Juifs : vous êtes des voyous !


Il y a parfois des coïncidences qui nous forcent à croire qu’elles n’en sont pas vraiment… Elles seraient plutôt un message de l’histoire pour ceux qui doivent l’écrire, et celle dont je vais vous parler est de ce calibre.
Tout le monde sait que la Bible (première législation et premier livre de l’humanité imposant les Droits de l’Homme) commence par l’épisode de la création du monde.

Or à ce sujet, les commentateurs mêlent leur logique talmudique et ne manquent pas de s’interroger : si la Bible est un livre de loi, pour quelle raison doit-elle nous raconter l’histoire de la création du monde et la Genèse de l’humanité ? Il aurait été plus judicieux de débuter par la première injonction Divine, à savoir la sanctification du début du mois.

Ainsi Rashi (1040-1105) répond : certes, selon la logique législative, cette remarque se justifie, mais ici il s’agit d’apporter l’origine et la preuve de l’appartenance du monde à un Créateur. Et s’il est important d’affilier l’univers au Créateur, c’est comme l’écrit Rashi, parce qu’un jour viendra celui qui accusera Israël en disant : « Juifs, vous êtes des voleurs, vous nous avez confisqué notre terre ! » Ce à quoi vous répondrez : « toute la terre appartient à l’Eternel, c’est par Sa volonté qu’Il vous l’a donnée et c’est par Sa volonté qu’Il vous l’a reprise pour nous la donner ».

La question et sa réponse se trouvent dans le texte évoquant le premier jour de la création (25 Eloul), qui tombe cette année le vendredi soir 23 septembre, au moment où la tribune de l’ONU accueillera un homme voulant proclamer la création d’un Etat sur des terres historiquement juives. Son argument principal est que les juifs sont des voleurs et qu’ils ont spolié ces terres – assorti d’autres revendications tout autant vaseuses.

C’est alors que nous autres juifs, mais pas uniquement, car tous les croyants du monde entier et ceux qui considèrent la Bible comme le fondement de leur foi et de leur éthique, doivent s’unir ensemble pour affirmer clairement que la Terre d’Israël appartient au peuple juif pour des raisons historiques, oui, mais également et surtout car c’est la terre qui a été donnée au peuple d’Israël.

Dire la vérité aux menteurs et usurpateurs de l’histoire, c’est se garantir de ne pas en être complice !

jeudi 17 février 2011

Des tables arrondies et une tête carrée ? Ou le contraire !


Que ce soit en raison des peintures de Michel Ange ou bien du fronton de plusieurs célèbres synagogues d’Europe, nous avons tous en tête l’image des Tables de la Loi avec les angles arrondis en haut. Cette représentation imprime inconsciemment les esprits des enfants depuis leur plus jeune âge, qui gardent en mémoire cette forme arrondie pour symboliser les Tables du fondement de la Loi.
Il est difficile de dater précisément l’apparition de cette représentation, les chercheurs sont pourtant unanimes pour affirmer que cet aspect arrondi constitue une erreur et n’est finalement qu’une déformation suite à la censure chrétienne.

Une description explicite dans le Talmud (Baba Batra 14a) démontre que les Tables de la Loi avaient des bords carrés !
Par ailleurs, une édition du fameux livre de Kabbale « le Chla », datant de 1698, présente l’image de ces Tables avec deux blocs carrés, comme étant une reproduction identique de la forme originale.

De nombreuses synagogues ont corrigé cette anomalie, cependant l’adoption par l’esprit populaire de l’arrondi fait encore parfois blocage. Et après tout, quelle différence ? Que les coins soient ronds ou carrés, l’essentiel n’est-il pas ce qui est écrit dessus ? La forme des Tables serait-elle aussi importante que l’inscription y figurant ?

En réalité, il s’agit ici de rétablir une vérité qui dépasse l’esthétisme du symbole, car si l’on dépeint des Tables de la Loi arrondies, on transmet par là un message fourvoyé. Lorsque les lois s’accommodent au gré du temps et des réformes, par simple esthétisme intellectuel, c’est le signe que le temps est venu pour cette religion archaïque d’arrondir ses angles afin d’être un peu plus en phase avec son environnement et une société en constante mutation, dévorée par le progrès.

Être « carré », c’est consentir à l’aspect immuable de la transmission Divine, résistante aux temps et aux changements. Non pas qu’il nous faille entretenir un archaïsme, bien au contraire, c’est parce que nous avons la conviction profonde que le véritable progrès ne peut s’opérer que dans le cadre bien « carré » des textes de la Torah.

Bien souvent nous condamnons les différents gouvernements quand ils font leurs choix en fonction des baromètres de satisfaction, des sondages, des audiences de télévision ou encore des faits divers. Nous exprimons ainsi le refus de nous voir balader sans cesse par des réformes successives sans effet, et des ruptures avec le passé sans garantie que le futur sera meilleur. En fait, nous savons en notre for intérieur qu’arrondir les angles, c’est l’expression d’une faiblesse et une marque d’incertitude.

À l’inverse, notre Tradition a choisi de construire le futur avec les solides repères du passé, et c’est à cette condition que le génie humain peut s’exprimer pleinement pour adapter le progrès et la modernité au cadre moral et spirituel défini par la loi.
Parce que la Tradition a toujours pensé qu’il était préférable d’avoir des Tables carrées et immuables associées à une tête ronde et adaptable, plutôt que l’inverse !

mercredi 3 novembre 2010

Ne coupez pas la branche sur laquelle vous êtes assis !

Texte de la Bible sur les frontières d'israël

Qui a récemment affirmé : « Israël n’a pas le droit d’invoquer le concept biblique de Terre Promise ou de Peuple élu pour justifier la colonisation à Jérusalem ou revendiquer des territoires » ?

Vous ne savez pas ?

Ce n’est pas grave, je vous donne un nouvel indice… Il a ensuite ajouté : « La justification de l'occupation israélienne de la terre de Palestine ne peut se fonder sur les Saintes Ecritures » ?

Prenons l’hypothèse que ces paroles ont été prononcées par un athée, un laïc convaincu qui nie l’idée qu’un Etre Tout-Puissant à l’origine de la création du monde et des règles qui le régissent, a donné à l’humanité un héritage qui se traduit par une conscience particulière et la pratique de divers rituels. Ainsi, cet individu refuse de croire au texte de la Bible et pour lui, Israël n’a pas le droit de le brandir pour s’approprier une terre. Soit ! C’est une opinion...

S’il s’agit d’un homme politique n’ayant pour métronome que le tempo des résolutions de l’ONU ou la déclaration de Balfour, Jérusalem, ou d’autres territoires berceaux de la civilisation du Peuple Juif, ne sont ni plus ni moins que des terres disputées. Ces conquêtes israéliennes sont loin de faire l’unanimité et l’existence historique de cette nation est tout autant contestable.

Mais que penseriez-vous si les propos mentionnés plus haut ont, en fait, été proférés par le représentant d’une grande religion monothéiste ? De surcroit, il s’agit d’une religion qui n’a jamais remis en cause la validité de la Bible puisqu’elle-même est basée sur l’Ancien Testament. Et pourtant, c’est bien la teneur des conclusions du synode du Vatican rendues publiques fin octobre 2010.

Dire que la Bible n’est pas un texte de référence pour la seule et unique raison qu’il s’agit d’un conflit territorial, revient tout simplement à se tirer une balle dans le pied lorsqu’on est un homme d’église ! C’est en fait affirmer que la validité du texte « sacré » s’arrête à la frontière d’un amendement international ou à une revendication politique. N’est-ce pas là une offense contre la Bible, contre les croyants de toutes religions et avant tout, contre les chrétiens ?

D’autant plus que cette déclaration, accentuée par celle de l'archevêque de l'Eglise grecque melchite, Cyrille Salim Bustros, comporte une anomalie de taille puisqu’elle n’est pas motivée. Pourquoi nous est-il impossible de justifier historiquement l’occupation de la Terre d’Israël au regard des textes bibliques ? Et pourquoi pas ? A quel titre peut-on refuser de revendiquer cette terre au nom de la Bible ? En effet, contester simplement son autorité ou sa légitimité en la matière – par des laïcs ou des politiques –peut sembler cohérent. Mais qu’un croyant dise à un autre croyant qu’il ne peut se servir du texte fondateur de sa croyance, voici bel et bien une aberration !

Quant aux juifs, ils n’ont de leçon d’interprétation à ne recevoir de personne ! Leur tradition d’analyse des textes remontant à plus de 3300 ans, ce n’est certainement pas le discours d’un archevêque qui déstabilisera les milliers de volumes de littérature rabbinique.

Cette déclaration m’oblige à préconiser simplement aux « croyants » de ne pas couper la branche sur laquelle ils sont assis… A bon entendeur !